Archives de l’auteur : Collectif Intersexes et Allié.e.s

Bienvenue sur le nouveau site de l’OII Francophonie

Le Collectif Intersexes et Allié.e.s-OII France reconstitue le site disparu de l’OII Francophonie pour maintenir la mémoire communautaire. Les publications de ce site n’engagent pas le CIA-OII France.

Veuillez noter que du fait que le CIA-OII France a réimporté le site, les articles sont automatiquement signés du Collectif alors qu’ils ont été rédigés par des membres de l’OII Francophonie. Nous cherchons à réattribuer ces articles à leurs auteur-e-s.

L’appel du Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe

Lors d’une table ronde politique, le Commissaire aux droits Humains du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, fait un appel aux responsables en Allemagne afin d’adapter la législation pour les Inter* en respect de leurs droits humains. Cet appel est valable pour tous les pays à travers le monde. À quand une législation qui nous respecte !?

Vidéo avec sous-titres français

Vidéo complète de la table ronde (allemand et anglais). Allez à 21:42 pour entendre le commissaire (en anglais) :

Forum International Intersexe de Douarnenez

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FORUM INTERSEXE EUROPÉEN
Douarnenez
29 et 30 juin 2015
Le forum intersexe eropéen est organisé par le Festival de cinéma de Douarnenez
Crédit photo : Vincent Guillot

Présentation

Il est capital que toutes les initiatives visant à modifier, corriger et mettre en place des politiques nationales de santé, scolaires, sociales à partir de la reconnaissance des Intersexes soient effectuées avec les Intersexes !

Ces politiques sont généralement portées par des ministères qui, selon les Etats, sont les suivants: les ministères de la Santé, des Affaires Sociales, de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, de la Justice, de la Jeunesse, des Droits des femmes et/ou de l’Egalité…

Ce Forum international s’inscrit dans les réflexions et luttes LGBTI, dans les politiques d’Egalité, dans le champ des Droits humains et dans les mobilisations féministes à travers le monde.

Il s’adresse, en Bretagne et en France, à tous les acteurs politiques (élus, parlementaires, ministres), aux acteurs de la santé (comités d’éthique, psychologues et psychiatres, médecins et chirurgiens, endocrinologues, gynécologues, pédiatres, éducateurs, PMI, centres de la petite enfance…), de l’éducation (enseignant.e.s, psychologues scolaires, médecins scolaires, infirmières/infirmiers…), aux groupes de patients, aux parents d’enfants intersexes et aux associations de la société civile agissant sur les questions LGBTI, féministes, d’égalité des droits.

Après des années de plaidoyer, de lobbying, de manifestations, d’alertes, de mobilisations, de recherches et de publications effectués et portés par les personnes intersexes et leurs alliés partout dans le monde, plusieurs Etats et gouvernements commencent à prendre conscience de la nécessité de
modifier leurs appareils législatifs et de reconnaître les dommages subis par les Intersexes.

Les comités d’éthique nationaux sont interrogés, les pratiques sont remises en question, l’ONU et le Conseil de l’Europe émettent des rapports inquiétants et produisent des recommandations pour la reconnaissance des droits des personnes intersexes.

Si en Suisse, Allemagne, Luxembourg, Australie, Argentine, Canada, Grande-Bretagne ou en France les gouvernements et les parlementaires, différemment
selon les pays, commencent à s’interroger sur les situations des personnes intersexes, sans pour autant stopper les anciennes pratiques, c’est, Malte, depuis le 1er avril 2015, dont la Constitution précise que « le catholicisme est la religion officielle », qui est devenu le premier pays d’Europe à se doter d’une loi (GIGESC: Gender Identity, Gender Expression and Sex Characteristics Act) qui vise à protéger les droits des personnes trans’, intersexes et fluides, en particulier le droit à l’autodétermination de son identité : Toute personne citoyenne de Malte a droit à la reconnaissance de son identité de genre; au développement libre de sa personne selon son identité de genre; à être traitée en accord avec son identité de genre et, en particulier, être identifiée de cette façon dans les documents établissant son identité; à l’intégrité corporelle et l’autonomie physique.

Concluant une résidence internationale de plusieurs jours réunissant des personnes intersexes du monde entier (22-29 juin 2015) à Douarnenez, ce Forum abordera les questions de droits, de santé, d’éducation, de culture, les expériences militantes, les luttes, les violences subies, ainsi que les transformations juridiques et éducatives, sociales et culturelles devant être mises en place dans chaque pays pour les Intersexes.

Le monde bouge.
Peu et lentement,
mais il bouge.

Forum intersexe européen / Douarnenez / 29 – 30 juin 2015
TOUTES LES INTERVENTIONS DU FORUM SERONT SUIVIES D’ÉCHANGES AVEC LA SALLE ET LE PUBLIC. TOUTES LES INTERVENTIONS SERONT TRADUITES.


Programme

Lundi 29 juin

10 h Accueil des participants

11 h Vincent Guillot : Présentation des enjeux nationaux et internationaux du Forum, présentation du programme des deux journées et des intervenants.

Vincent Guillot (France), sociologue paysanNE, est unE activiste trans’ et intersexe, fondateur du mouvement intersexe sous l’angle des droits humains et féministes en Europe, attaché à lier les questions de classe, de race et de sexe. Il est également travailleur social et formateur sur les questions de genre et de sexualité et fut animateur de l’émission Body Freaks, les corps déjantés sur Radio Libertaire. Il a publié de nombreux articles sur les questions intersexes et notamment: Intersexes: Ne pas avoir le droit de dire ce qu’on ne nous a pas dit que nous étions; (avec Cynthia Kraus, Céline Perrin, Séverine Rey, Lucie Gosselin); Démédicaliser les corps, politiser les identités: convergences des luttes féministes et intersexes.

11h15 : Ouverture du Forum par Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Intervention de Lauri Sivonen, conseiller au Commissaire aux droits de l’homme : A propos des enjeux européens pour les droits des personnes intersexes et des recommandations du Commissaire aux droits de l’homme.

M. Nils Muižnieks (Lettonie), est Commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe. Docteur en sciences politiques, il travaille depuis plus de vingt ans dans le domaine des droits de l’homme. Il a notamment été président de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance, ministre du Gouvernement letton chargé de l’intégration sociale, de la lutte contre la discrimination, des droits des minorités et du développement de la société civile. Il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux questions de droits de l’homme, au racisme, à la discrimination et aux droits des minorités.

Lauri Sivonen (Finlande), est conseiller et coordinateur thématique auprès du
Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Ses domaines d’expertise comprennent l’égalité et la non-discrimination, à travers de nombreuses interventions sur la mise en oeuvre des droits humains. Titulaire d’un diplôme universitaire en droit international, en histoire politique et en anthropologie sociale, il publie de nombreux articles et donne des conférences sur ces domaines.

Lundi 12h00 : Déjeuner

14h00 : Vincent Guillot (France) : Intersexes: de qui parle-t-on ?
Minorités émergentes versus pathologies. Vers un changement de paradigme
conceptuel et médico-légal: des tortures et thérapies correctives à un accompagnement à l’auto-détermination. Inventaire des pratiques médicales problématiques et leurs conséquences sur la santé et sur la vie, au niveau corporel, psychique, familial et social.

14h30 : Théo Benoist (France) : Une brève histoire du mouvement Intersexe

Masterant en sociologie du Genre à Paris 8, passionné par l’histoire des hermaphrodites et des Intersexes, Théo Benoist est un militant Intersexe qui intervient régulièrement comme formateur sur les questions de genre et sexualité auprès de futurs travailleurs sociaux.

15h15: Philippe Reigné (France): Les Intersexes dans le droit français et européen.
Suivi du témoignage d’une personne concernée.

Philippe Reigné, agrégé des facultés de droit, est, depuis 1998, professeur titulaire au Conservatoire national des arts et métiers et, depuis 2012, membre du comité de direction de l’IEC (Institut Emilie du Châtelet). Ses champs de recherche couvrent l’étude des catégories juridiques fondamentales (personnes et biens, meubles et immeubles, personnes physiques et personnes morales, femmes et hommes) et notamment le statut juridique des animaux et les aspects juridiques du genre ; il a consacré plusieurs études à la situation juridique des personnes trans et intersexes et aux aspects juridiques de la lutte contre les discriminations à raison du sexe. Parmi ses publications : La notion juridique de sexe. Sexe, genre et état des personnes..

16h15 : Ginette Ntumbi Tukelebawu (République Démocratique du Congo) : Approche et défis de la prise en charge médico-sociale de l’intersexualité en Afrique Subsaharienne comparée à la réalité européenne.

Suivi du témoignage d’une personne concernée.

A l’aune de la prise de parole des Intersexes, la médecine occidentale, obscurantiste par culture et dogme hérités, depuis peu se questionne sur ses pratiques et semble vouloir les faire évoluer. Pour autant, les assignations forcées des nourrissons intersexes restent la norme dominante en occident.
Autant la médecine occidentale publie des études sur les enfants intersexes autant celle d’Afrique Subsaharienne reste silencieuse sur cette question. L’éclairage apporté ici permettra de faire le point sur les pratiques médicales sur les enfants intersexes dans ces différentes cultures.

Née en 1975, à Mawanga, Katanga, en RDC, doctorante, elle est médecin interne et travaille en endocrinologie à la faculté de Lubumbashi. Actuellement en immersion en clinique universitaire, elle se spécialise sur les pathologies du système endocrinien et sur l’intersexuation. Elle est écrivaine et auteure d’un ouvrage Un Nouveau type d’homme paru en 2012 à Lubumbashi. Son engagement dans la vie associative (DYNETDynamique étudiante) et son activisme féministe l’ont amené à être invitée et intervenir activement au forum mondial des femmes Francophones tenu à Kinshasa en mars 2014. Son domaine de recherche l’amène à travailler sur: Endocrinologie et Management médico-social de l’intersexualité. Ses travaux s’appuient sur ceux du Docteur Claire Bouvattier du Centre de Référence Médico-chirurgical des Maladies Rares du Développement et de la Différenciation Sexuels (DSD) à Paris, Service d’endocrinologie de l’enfant et service de médecine des adolescents, GHU Paris-Sud – Hôpital de Bicêtre.

17h : Daniela Truffer (Suisse) : L’exemple Suisse, une approche éthique exemplaire, modèle à suivre ?
En 2012, la Commission nationale d’éthique en Suisse a recommandé une révision législative de la responsabilité pénale et civile et du délai de prescription des interventions justifiées par une indication psychosociale sur des enfants intersexes. Partant de là le Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CRC) a classé ces interventions comme des «pratiques nocives» en 2015. Dans les deux cas, il s’agit de premières mondiales. Celles-ci ne sont pas tombées du ciel: elles sont le résultat d’un long combat politique utilisant des stratégies des mouvements sociaux. Néanmoins, ces deux textes ne définissent pour l’instant que des recommandations qui n’ont pas encore été mises en oeuvre. En l’absence de lois, les mutilations génitales continuent en Suisse aussi.

Daniela Truffer est membre active des groupes d’entraide XY-Frauen en Allemagne et Intersex.ch en Suisse depuis 2000. En 2007, elle crée le weblog Zwischengeschlecht.info et organise une première manifestation devant un tribunal à Cologne pour soutenir Christiane Völling dans son procès contre son ancien chirurgien. Daniela fut présidente de l’association Intersexuelle Menschen e.V. en Allemagne en 2008. En 2010, elle co-fonde l’association internationale Zwischengeschlecht.org qui vient d’organiser sa centième manifestation non-violentes dans sept pays européens. L’association est présente lors de congrès médicaux ou devant des cliniques qui continuent à mutiler les organes génitaux intersexes, avec près de deux cents apparitions dans les médias. Ce faisant, Zwischengeschlecht.org a réussi à sensibiliser la communauté médicale et le grand public aux violations des droits humains des intersexes et subséquemment à intervenir politiquement aux niveaux régional, national et international. Daniela a témoigné sur les mutilations génitales intersexes devant la Commission nationale d’éthique en Suisse et le Conseil d’éthique allemand, et a participé dans des mécanismes des droits humains et des consultations de l’ONU et d’autres institutions des droits humains depuis 2009, parmis lesquelles: le CRC, CAT, OHCHR, CRPD, CEDAW, HRC, HRCttee, WHO, COE, et le Rapporteur Spécial sur la Torture.

17h45 : Synthèse de la journée : Christèle Fraïssé (France)
Christèle Fraïssé est maître de conférences en psychologie sociale à l’Université de Bretagne occidentale (UBO), Centre de Recherche en Psychologie, Cognition et Communication (CRPCC). Elle travaille sur les représentations du masculin et du féminin en lien avec les processus d’homophobie et d’hétérosexisme. Elle s’intéresse également à la fabrique des corps sexués par les individus eux-mêmes à partir des contraintes et des espaces de liberté produits par la société, et notamment les contraintes-injonctions à la bi-catégorisation de sexe.

19h30 : Repas
21h00 : Projection du film Intersexion, de Grant LaHood (Nouvelle Zélande). En présence de Mani Bruce Mitchell (Nouvelle Zélande), protagoniste principale du film.
Au-delà de la honte et du secret qui définissent de nombreuses naissances intersexuées, le film est basé sur plusieurs entretiens de personnes intersexuées à travers le monde, donnant à comprendre comment il faut “se frayer un chemin à travers l’enfance, l’adolescence, les relations et l’âge adulte, quand ils ne correspondent pas au modèle binaire d’un monde exclusivement masculin et féminin”.

Mardi 30 juin

9h30 : Erik Schneider (Luxembourg) : L’autodétermination des Intersexes face à la psychiatrie et la pathologisation.
Psychiatrisation anarchique !? Analyse critique de la psychiatrisation des personnes intersexes dans la catégorie “dysphorie de genre” du DSM 5.

Psychiatre et psychothérapeute, Erik Schneider vit et travaille au Luxembourg. Il est cofondateur de l’association Intersex & Transgender Luxembourg (ITGL), dans le cadre de laquelle il développe des actions de formation et de sensibilisation à l’intention des professionnel.le.s du système éducatif et social, du domaine de la santé et à l’égard des responsables politiques. Il s’intéresse tout particulièrement à l’analyse critique des systèmes de catégorisation, notamment aux liens entre nosographies psychiatriques et discriminations, ainsi qu’aux interactions entre la médecine, l’éducation, le droit et l’éthique. Il est chercheur à l’Université du Luxembourg (unité de recherche IPSE – Identités, Politiques, Sociétés, Espaces) et membre de la Commission Nationale d’Ethique du Grand-Duché de Luxembourg.
Sollicité au plan européen sur les questions trans’ et intersexes, il est l’auteur d’un rapport pour le Conseil de l’Europe : Les droits des enfants intersexes et trans’ sont-ils respectés en Europe? Une perspective, et a contribué au rapport alternatif des ONG luxembourgeoises pour le comité des droits de l’enfant de l’ONU sur la situation au Luxembourg des enfants trans’ et des enfants intersexes (2012). Avec Christel Baltes-Löhr, il a en outre coordonné l’ouvrage Normierte Kinder (Enfants normés), paru en 2014 aux éditions transkript.

10h15: Mani Bruce Mitchell (Nouvelle Zélande), Hiker Chiu (Taïwan), Janik Bastien (Québec)
Être Intersexe dans le monde, les situations en Océanie, Asie et Amérique du Nord.

Janik Bastien Charlebois est professeure au département de sociologie, Université du Québec à Montréal (Doctorat en sociologie et Maîtrise en anthropologie), elle est également co-chercheuse au sein de l’équipe de recherche “Culture du témoignage”, chercheure associée à la Chaire de recherche sur l’homophobie, membre de l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM et mène un projet participatif sur l’émergence des paroles des personnes intersexes. Ses champs de spécialisation sont la diversité sexuelle, la démocratie culturelle ainsi que les mouvements sociaux. Elle estime la recherche engagée possible et s’y investit en tant qu’activiste Intersexe face aux politiques de chirurgie et d’hormonothérapie forcée, du secret ou des demi-vérités dont sont victimes les personnes intersexes. Elle mène un travail de recherche participatif sur le processus d’émergence politique et culturelle des personnes intersexes, qui se mobilisent en réaction à la médicalisation qui leur a été imposée pendant leur enfance et leur adolescence. Elle est l’auteurE de nombreux articles et d’interventions lors de colloques scientifiques internationaux : Femmes intersexes:
Sujets extrêmes du féminisme; Pour une sensibilité intersexe; Les résistances médicales aux critiques d’activistes intersexes: quelques opérations sur le front de la crédibilité (avec Vincent Guillot); La normativité de genre et ses effets sur l’enfance et l’adolescence; L’effacement de l’intersexualité ou la banalité du mal; L’intersexualité: géographie de l’absent (avec Vincent Guillot).

Mani Bruce Mitchell, née en 1953 est Intersexe militantE. Activiste depuis 1996, sur les questions de l’éducation et de l’information des personnes intersexuées et sur la variance de genre. De conférences universitaires à l’organisation d’ateliers partout, elle a participé à plusieurs documentaires cinématographiques et édité un ouvrage photographique. Elle est membre de l’Association des conseillers de Nouvelle-Zélande, de l’Association mondiale des Professionnels de la santé pour les transgenres et de l’Association internationale de l’Analyse Transactionnelle. Directeure exécutive du Fonds Intersexuelles Aotearoa Nouvelle-Zélande, elle est enfin la protagoniste principale du film Intersexion présenté au Forum.

Hiker Chiu est doctorant en sexualité humaine à l’Université de Shute. Lors d’un défilé des droits des homosexuels à Taipei, Chiu a tenu une pancarte qui disait « free hugs avec l’intersexualité » peu avant un interview radiophonique durant lequel il a relaté son expérience longue et déchirante, souvent traversée d’impuissance, de solitude, de confusion, de tristesse et parfois de honte. Subissant la stigmatisation sociale brutale que subissent les personnes intersexuées à Taiwan, c’est en découvrant l’OII (organisation Internationale des Intersexes), brisant ainsi son isolement, qu’il a pu ouvrir un site Web en langue chinoise pour les personnes intersexuées.

11h15 : Mauro Cabral (Argentine) : La justice réparatrice.

Mauro Cabral est un activiste trans’ et intersexe depuis 1995 et un théoricien social argentin vivant à Córdoba, co-directeur de GATE – Global Action for Trans’ Egalité (groupe d’activistes né de la nécessité de faire du lobbying au niveau mondial, en particulier vers les institutions des Nations Unies et les organismes internationaux, nationaux et régionaux). Ses recherches se concentrent sur la théorie sociale en ouvrant les débats sur le changement de sexe et les problématiques liées à l’intersexuation. Il enseigne à l’université de Córdoba, est membre du Conseil de l’IGLHRC depuis 1999 et du comité international pour le Center for Lesbian and Gay Studies (CLGS). Auteur et traducteur d’essais sur les Trans’ et les Intersexes, il est sollicité internationalement en tant qu’expert afin de faire évoluer les constitutions nationales relatives aux droits humains des Intersexes, participer à des initiatives politiques à l’ONU. Il est l’un des experts ayant élaboré Les Principes de Jogjakarta.

12h15: Déjeuner

14h00: Natasha Jimenez Mata (Costa Rica) : Intersexes en Amérique Latine; La place des Intersexes au sein de l’Ilga.

Natasha Jiménez Mata est une activiste trans’ / intersexes du Costa Rica qui intervient sur la scène de l’Amérique latine depuis 30 années de militantisme sur diverses causes allant du VIH / sida et les soins aux malades en phase terminale aux problématiques des droits humains des Trans’ et Intersexes. Féministe, contributrice à des publications telles que Interdictions et A qui sert la révolution si nous ne pouvons pas danser, elle s’intéresse aux processus de dialogue entre les mouvements sociaux et leur impact politique. Coordinatrice générale de l’organisation Mulabi, axée sur les droits des LGBTI, elle a été élue au conseil d’administration de l’ILGA lors de la Conférence mondiale de l’ILGA à Mexico en octobre 2014, pour assurer le secrétariat mondial des Intersexes.

ILGA est une fédération mondiale de 1100 organisations issues de 110 pays qui militent depuis 1978 pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées.

14h50: Dan Christian Gatthas (Allemagne) : Etude comparée de la situation des Intersexes dans 12 pays. Description des multiples niveaux de la stigmatisation des personnes intersexes.

Titulaire d’un doctorat, universitaire, journaliste et coach, Dan Christian Ghattas est membre actif de la communauté inter et transsexuelle de Berlin depuis 2002. Il est en charge de la sensibilisation et du réseautage au sein de l’OII Allemagne. Une partie de son travail consiste à animer des ateliers et des formations pour les agences dans le domaine social, pour des ONG et pour les députés du Parlement Européen. Il a réalisé des études sur les conditions d’existence des personnes inter et transsexuelles, parmi lesquelles : Préétudes globales – Sud et Est – sur les situations de vie des personnes intersexuelles. Il a coédité l’ouvrage Inter. Expériences de personnes intersexuelles dans un monde à deux sexes. Son rapport présenté ici, considéré comme la première analyse comparative internationale des droits humains des personnes intersexués, a été réalisé avec l’aide de la Fondation Heinrich Böll, en Australie, Belgique, France, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Serbie, Afrique du Sud, Taiwan, Turquie, Ukraine et Uruguay.

15h45: Table ronde internationale et débat collectif avec les intervenant.e.s du Forum, les Intersexes de la résidence, les parlementaires, les élus et le public :
Et maintenant? Judiciarisation ou dialogue ? Quelles mobilisations, quels droits et quelles lois ?

17h30: Clôture de la journée
Interventions de Gaëlle Abilly (France), vice-présidente de la Région Bretagne en charge de l’égalité Femmes/Hommes et du Pôle égalité des droits et innovation sociale (PEGAL), Adjointe au Maire de Brest en charge de la Culture et membre du Haut Conseil pour l’Egalité; de Maryvonne Blondin (France), Sénatrice du Finistère, membre du Conseil de l’Europe, élue au Conseil Général de Quimper.

18h00: Synthèse du forum: Janik Bastien Charlebois (Québec)

Forum intersexe européen – Douarnenez 2015 est ouvert à toutes et à tous du 29 au 30 juin, entrée libre dans la limite des places disponibles.

Toutes les interventions sont traduites en français.
Pour tous renseignements, nous vous invitons à prendre contact avec Solenn Caroff (scaroff@festival-douarnenez.com/ 06 45 18 55 41) ou Eric Premel (eric.premel@wanadoo.fr /06 15 79 93 08)

Le Forum se déroule dans la salle de l’Hôtel de France à Douarnenez.
Possibilité de déjeuner le lundi 29 et le mardi 30 à l’Hôtel de France, réservation obligatoire auprès de Solenn Caroff.
Festival de cinéma de Douarnenez, festival-douarnenez.com
13, rue Michel Le Nobletz – BP206 – 29172 Douarnenez cedex

Quel est ce sexe que l’on mentionne: Quelques implications du projet de règlement encadrant les demandes de changement de mention de sexe pour les personnes intersex(ué)es

Depuis le 15 avril et jusqu’au 7 mai 2015, la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec tient des séances sur le projet de règlement relatif au règlement sur le changement de nom et d’autres qualités de l’état civil pour les personnes transsexuelles ou transgenres. Ce projet de règlement examine les modalités par lesquelles la procédure de changement de mention de sexe à l’état civil pourrait être facilitée. Divers groupes de la société civile y ont déposé un mémoire ou participé aux audiences. Nous comptons notamment la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec, le Centre de lutte contre l’oppression des genres/Centre for Gender Advocacy, la Coalition jeunesse montréalaise de lutte contre l’homophobie, Alter-Héros, Enfants Transgenres Canada ou l’ASTTeQ, pour ne nommer qu’eux. À quelques reprises, les personnes intersex(ué)es ont été évoquées par certain•e•s intervenant•e•s invité•e•s à présenter leur mémoire . Dans la majorité des cas, ceci était l’expression d’une solidarité de la part des personnes et groupes trans qui sont sensibles aux enjeux que nous connaissons. Elles ont alors évoqué les modifications de sexe non-consensuelles ou les mutilations génitales subies par les personnes intersex(ué)es mineures. Voyant que ceci a suscité des questionnements chez des représentants parlementaires de la discussion, nous avons pris la chance d’investir du temps dans la rédaction d’un mémoire. Bien que nous estimions que le projet de règlement nous touche également, les conditions matérielles et organisationnelles dans lesquelles nous nous trouvons ont restreint les possibilités d’en examiner tous les tenants et aboutissants. Nous nous sommes donc lancés dans un mémoire qui offre un tour d’horizon de ce en quoi consistent notre existence, nos expériences et nos aspirations, condition préalable à la compréhension de la portée du projet de règlement sur nos vies.

 

Perle intersexe

L’océan 
Vaste étendue entourée d’ocres.
Oscillant entre la crainte de décevoir et l’amertume de l’espoir.
Ne croyant plus en rien, comme une brume voilée.
J’ai déposé mes pieds sur les vagues mortes, mon cœur néant.
Souviens-toi, l’étoile parachevé avec ses parcelles d’humanité.
Un nid de varègue au large déserté, après la foire.
J’entre en œuvre, pour me perdre au bout du grincement d’une perle médiocre.
 

Par Sunny Dagenais

Déclaration consensuelle sur le traitement des troubles du développement de la sensibilité (Disorders of Sensitivity Development)

Chaque fois qu’un enfant intersexe naît, on déclare une situation d’urgence sociale. Des docteurs forment en toute hâte une équipe multidisciplinaire dans laquelle ils le pathologisent et orientent ainsi une série de décisions qui mèneront souvent à la pratique de chirurgies et d’hormonothérapie non consensuelles, sous prétexte de soigner la détresse des parents.

Nous, personnes intersexes qui avons examiné ces pratiques et sommes experts de notre expérience et de nos réalités;

Nous qui avons soumis depuis 1993 nos préoccupations et critiques, mais les avons vues essuyées du revers de la main sous prétexte d’être les déchets usés d’anciennes techniques;

Nous qui nous faisons imposer le silence à la fois dans l’enfance et dans l’âge adulte;

En venons au diagnostic suivant, que nous vous soumettons, chers Docteurs prétendant au statut de spécialistes de la prise en charge intersexe:

Voyez-vous, le véritable problème c’est que vous souffrez d’hypertrophie de l’ego

C’est simplement qu’au cours de votre malformation médicale, vous avez été exposés à des taux anormalement élevés d’orgueil et de suffisance

Tandis que vos récepteurs d’humilité, de décentrement, d’empathie et d’écoute se sont atrophiés et sont devenus déficients

Or, cette hypertrophie de l’ego est malsaine pour le corps social.

Les personnes qui en sont affectées imposent sur d’autres leurs propres jugements sur ce qui est digne et indigne d’exister, sur ce qui doit être célébré et sur ce qui doit être corrigé, effacé ou encore éradiqué, sur qui peut être objectifié et qui peut être respecté;

Le tout en affectant une prétendue neutralité;

Le tout en invoquant la scientificité, mais en s’appuyant sur des
croyances hétéronormatives et cisnormatives.

Le tout en brandissant la rigueur empirique, mais en observant un Dieu qu’on a désormais dissimulé dans la Nature, entité discrète ayant des buts, des intentions et des plans que la médecine saurait déchiffrer et traduire.

Ainsi, pour corriger votre DSD et s’assurer qu’il ne répande plus de désordre sur nos corps et dans notre âme,

Pour nous assurer que vous soyez désirables et fréquentables pour une population intersexe, sinon même pour les femmes, pour les Petites personnes, pour les personnes Sourdes et tous les autres que vous estimez ratés ou carencés.

Nous allons performer une incision dans votre ego,

Nous allons corriger votre débalancement d’humilité à doses régulières d’apparitions et de critiques publiques.

Votre consentement n’est pas requis, nous le faisons pour votre propre bien vous savez, mais aussi et surtout pour celui des enfants intersexes – vous comprendrez que nous devons prendre soin de leur désarroi.

Inutile de rouspéter, nos techniques sont à la fine pointe du militantisme.

Nous, nous savons ce que nous faisons.

Certes, nous entretenons quelquefois certains fantasmes cathartiques salutaires, mais demeurons non-violents, rassurez-vous. Nous ne souhaitons pas que vous disparaissiez, seulement que vous vous effaciez un peu. Nous laisserons vos corps intacts et vous pourrez continuer à jouir de la vie. Vous serez simplement plus désirables avec votre ego réduit et écorché.

Quelle inconduite? Nous ne faisons pourtant qu’appliquer sur vous votre propre médecine, quoiqu’à une dose quasi homéopathique.

Quel culot? Que pouvez-vous bien nous reprocher, ce sont d’autres activistes qui ont tenu la bannière «Hermaphrodites with attitude» devant le congrès de l’American Association of Pediatrics à Boston? D’autres qui font le piquetage de vos congrès européens. D’autres qui décrient les mutilations subies.

Quel front? Vous savez, nos pratiques ne sont plus les mêmes que celles d’il y a 20 ans. Aujourd’hui, nous avons l’appui d’organisations internationales telles que l’ONU et le Conseil de l’Europe.

Rendons-nous à l’évidence, le remède que nous vous donnons s’impose. Il est le dernier recours qu’il nous reste pour – peut-on réellement l’espérer? – raviver un brin de capacité empathique sincère en vous.
À moins que votre ego demeure toujours plus sensible que notre chair

– Signé, les intersexes «égocentriques» ingrats qui privilégient la sauvegarde de la peau des leurs

Récité par Sunny Dagenais et Janik Bastien, participation des membres de l’OII-Francophonie

 

Semaine de visibilité intersexe 2014 au Québec

Le comité Visibilité Intersexe du Centre de lutte contre l’oppression des genres a été particulièrement actif dans les derniers jours! Nous remercions du fond du coeur tous les groupes qui nous ont appuyés, de même que les personnes qui ont participé aux événements.

Merci au Centre de lutte contre l’oppression des genres, à l’OII-Francophonie, au groupe La Réclame, à l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, à la Chaire de recherche sur l’homophobie, au groupe Cultures du Témoignage. Merci à Lucie Gosselin et à Guillaume Cyr. Merci à Manon Massé pour son soutien. Merci à Ernst C. Caze, l’animateur de la soirée de Québec. Merci également aux personnes qui ont produit et participé au superbe documentaire Intersexion, qui constitue un formidable outil de sensibilisation. Merci Mani Mitchell.

Nous étions dans les trois cas trois belles personnes intersexes à témoigner et à répondre aux questions: Kathie Berthiaume, Sunny Dagenais, Janik Bastien

Le 4 novembre 2014 à l’UQAM a eu lieu le visionnement du documentaire Intersexion, suivi d’une période de questions-réponses

Le 5 novembre 2014 à Québec : participation à l’émission de radio «Mes amies de filles» de CKIA de Kathie Berthiaume et Janik Bastien

Le 5 novembre 2014 au bar La Korrigane de Québec a eu lieu le visionnement du documentaire Intersexion, accompagné d’une prise de parole de Manon Massé, d’une période de témoignages et de questions réponse, d’une lecture de poèmes, puis de la présentation de la Déclaration consensuelle sur le traitement des troubles du développement de la sensibilité (Disorders of Sensitivity Development)

 

Bingo des affirmations de docteurs à l’endroit des critiques intersexes

Voici le tout premier super Bingo des affirmations de docteurs à l’endroit des critiques intersexes! Il s’agit d’une façon humoristique de mettre en lumière des préjugés ou des discours défensifs. Il est généralement utilisé dans la lutte contre le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme, etc. 

Bingo Intersexe fr

Conclusion du 3ème Forum International Intersexe de l’ILGA : Manifeste du 3e Forum International Intersexe du 1er décembre 2013

Nous, 34 militants, représentant 30 organisations intersexes de tous les continents, à La Vallette, Malte, entre le 29 novembre et le 1er décembre 2013 pendant le troisième forum international Intersexe organisé par l’ILGA et l’ILGA-Europe, avons statué à l’unanimité ce qui suit [i] :

Préambule :

Nous affirmons que les personnes intersexuées sont bel et bien réelles et que nous existons dans toutes les régions et tous les pays du monde. Par conséquent, il faut reconnaître et soutenir la primauté de leurs décisions et de leurs actions dans la quête de changements sociaux, politiques et législatifs qui les concernent.

Nous réaffirmons les principes des premier et deuxième forums internationaux intersexes et étendons les demandes visant à mettre fin aux discriminations à l’encontre des personnes intersexuées ainsi qu’à assurer le droit à l’intégrité corporelle, à l’autonomie physique et à l’autodétermination.

Demandes :

  • Qu’il soit mis fin aux pratiques mutilantes et  » normalisatrices  » telles que les chirurgies génitales, les traitements psychiatriques et autres procédés médicaux, et ce par le biais de la législation et de toute autre manière. Les personnes intersexuées doivent pouvoir prendre leurs propres décisions par rapport à leur intégrité corporelle, leur autonomie physique et leur autodétermination.
  • Qu’il soit mis fin au diagnostic génétique préimplantatoire, aux dépistages et traitements prénataux ainsi qu’à l’avortement sélectif des fœtus intersexués.
  • Qu’il soit mis fin aux infanticides et aux meurtres des personnes intersexuées.
  • Qu’il soit mis fin à la stérilisation non volontaire des personnes intersexuées.
  • Qu’on dépathologise les variations des caractéristiques sexuelles au sein des lignes directrices, des protocoles et des classifications médicales telles que la Classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
  • Qu’on enregistre les enfants intersexués comme filles ou garçons en demeurant conscient que, comme toute personne, ils peuvent éventuellement s’identifier à un sexe ou un genre différent.
  • Qu’on s’assure que les classifications de sexe ou de genre soient modifiables grâce à une simple procédure administrative, à la demande des personnes concernées. Tous les adultes et mineurs capables devraient pouvoir choisir entre femme (F) et homme (M), non binaire ou plusieurs options. Dans le futur, les catégories de sexe ou de genre devraient être supprimées des certificats de naissance ou des pièces d’identité de chacun, de la même manière qu’avec la race ou la religion.
  • Qu’on sensibilise la population aux enjeux intersexes ainsi qu’aux droits des personnes intersexes.
  • Qu’on crée des environnements accueillants et festifs facilitant le soutien des personnes intersexes, de leur famille et de leur entourage.
  • Qu’on s’assure que les personnes intersexuées aient droit aux informations complètes ainsi qu’à l’entièreté des dossiers et historiques médicaux les concernant.
  • Qu’on s’assure que tous les professionnels de même que tous les fournisseurs de soins de santé jouant un rôle spécifique dans le bien-être des personnes intersexuées soient convenablement formées pour fournir des services de qualité.
  • Qu’on reconnaisse formellement les souffrances et les injustices causées aux personnes intersexuées dans le passé et qu’on leur accorde des réparations adéquates, ainsi que l’accès à la justice et le droit à la vérité.
  • Qu’on élabore une législation antidiscriminatoire à l’égard des personnes intersexuées s’ajoutant aux motifs de discrimination déjà prohibés par la loi, et qu’on assure la protection contre la discrimination intersectionnelle.
  • Qu’on assure la jouissance de tous les droits humains et de tous les droits de citoyenneté aux personnes intersexuées, y compris celui de se marier et de fonder une famille.
  • Qu’on assure aux personnes intersexués le droit de participer aux sports de compétition à tous les niveaux et conformément à leur sexe juridique. Les athlètes intersexués qui ont été humiliés ou dépouillés de leurs titres devraient obtenir réparation et être réintégrés.
  • Qu’on reconnaisse que la médicalisation et la stigmatisation des personnes intersexuées provoque des traumatismes et des problèmes de santé mentale sérieux.
  • En vue d’assurer l’intégrité physique et le bien-être des personnes intersexuées, du soutien psycho-social autonome et non-pathologisant devrait être disponible pour les personnes intersexuées tout au long de leur vie (à leur demande), ainsi que pour les parents et / ou des  fournisseurs de soin et services

Compte tenu de ce qui précède le Forum invite :

  1. Les institutions des droits humains internationales, régionales et nationales à prendre les enjeux intersexes en compte ainsi qu’à leur fournir de la visibilité dans le cadre de leurs activités.
  2. Les gouvernements nationaux à répondre aux préoccupations soulevées par le Forum intersexe et à développer des solutions adéquates en collaboration directe avec les représentants des organisations de personnes intersexuées.
  3. Les média et autres agences à préserver le droit des personnes intersexuées à la vie privée, à la dignité, ainsi qu’à la représentation exacte et éthique.
  4. Les agences de financement à collaborer avec les organisations intersexes et à les soutenir dans la lutte pour la visibilité intersexe, dans l’accroissement de leur capacité de mobilisation, dans leur production de savoirs ainsi que dans l’affirmation des droits humains des personnes intersexuées.
  5. Les organisations de droits humains à contribuer à bâtir des liens avec les organisations intersexes et à jeter les bases d’un soutien mutuel. Cela devrait être fait dans un esprit de collaboration et personne ne devrait instrumentaliser les questions intersexes pour s’en servir à d’autres fins.

 

Intersex-Forum.

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[i] Nous tenons à souligner que le titre de la version originale anglaise est «Public Statement» et que la mise en contexte de l’événement est formulée différemment, tout en en conservant l’esprit. Notre traduction vise à refléter le caractère politique de cette prise de position. Pour consultation de la version originale, cliquez sur le lien suivant :

http://www.ilga-europe.org/home/news/latest/intersex_forum_2013